Le revenu de base

[EXTRAIT – BORDEAUX EST AVENIR]

Le marché du travail aujourd’hui ne crée pas le plein emploi et un certain nombre de personnes enchaînent les petits boulots temporaires, les contrats à très court terme, les stages très faiblement ou non rémunérés. Ce mouvement de précariat ne faiblit pas et la troisième révolution annoncée par Jérémy Rifkin l’accélérera ou le limitera. Rien n’est certain à ce stade : les décisions internationales et nationales conditionnent complètement la suite. Quoiqu’il en soit, le nombre des personnes qui ne pourront pas rejoindre le marché de l’emploi, ou qui préféreront participer à la vie de la cité et à l’intérêt général par le biais d’activités autres que le travail, ne faiblira pas. Les présidents des conseils départementaux, lors de leur dernier congrès, ont rappelé qu’une quarantaine de leurs institutions sont en situation financière grave notamment aux travers de l’augmentation des allocataires du RSA.

Les débats actuels sur le revenu inconditionnel de base sont donc stratégiques : réduction du nombre et des catégories des minimas sociaux, sortie de la logique imposée d’assistanat, réflexion autour de la notion d’activités. Les promoteurs du revenu de base ont parfois des visions radicalement différentes mais de tous bords des défenseurs apparaissent et des expérimentations se lancent. J’ai voté pour étudier le lancement de l’une d’elles au Conseil régional lors du mandat précédent, convaincue que la question du travail ne peut plus s’envisager sans aborder celle de l’activité, laquelle interroge naturellement son financement et toute l’organisation du système qui le permet. Il est temps d’imaginer que le travail ou l’activité peuvent ne pas être source de revenu et qu’une rémunération peut-être symbolique et non financière, à condition bien-sûr de disposer d’une base de subsistance et de reconnaissance. Le don, la philanthropie, le bénévolat, nous rappellent que pour vivre nous avons besoin aussi de sens… autant que d’argent.

La nouvelle économie devra nous permettre de relever les défis écologiques, climatiques et sociaux. La modernisation de l’action publique ne le pourra pas seule. L’implication et l’engagement des citoyens est naturellement un pré-requis.

La suite mercredi prochain

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